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Houdain Aïkibudo Kobudo

合 Aï : Harmonisation
気 Ki : Souffle, énergie
武 Bu : Pratique martiale
道 Dō : Voie

Peut se traduire par "l'harmonisation des énergies vitales par la pratique martiale"

Histoire du Katori Shinto Ryu

KOBUDO signifie ART MARTIAL ANCIEN. Sous cette désignation, on peut regrouper beaucoup de techniques, et elle a souvent et paradoxalement été employée pour désigner les techniques d'armes d'Okinawa : nunchaku, sai, tonfa, etc... qui n'ont jamais été, en réalité, des armes de samourai.
Les armes que nous apprenons à utiliser sont des armes des guerriers japonais, et les techniques enseignées sont celles d'une école très ancienne, considérée au Japon comme un bien culturel inaliénable :
le TENSHIN SHODEN KATORI SHINTÔ RYU.
Le KOBUDO constitue l'une des composantes historiques de l'Aikibudo et représente donc l'un de ses aspects traditionnels aux côtés de la pratique à mains nues.
Il recouvre des techniques de sabre japonais, appelé KATANA, (ken jutsu et iai jutsu), de bâton (bo jutsu), de lance (naginata jutsu et yari jutsu) et de nombreuses autres armes.

Choc du monde moderne et de la tradition la plus ancienne ; à peu de distance de l'endroit où se posent en rugissant les jets internationaux ralliant l'aéroport de Narita, près de Tokyo, se trouve une école traditionnelle japonaise de l'art du sabre, le Tenshin Shoden Katori Shinto ryu. Cette école a été fondée au milieu du XVe siècle et constitue aujourd'hui la plus ancienne des écoles traditionnelles de sabre au Japon.


Cet art est dû à un valeureux guerrier du nom de  IIZASA Ienao. Né en 1387 à Iishino, près de la ville de Katori, dans la province de CHIBA, en pleine période MUROMACHI , il était au service du seigneur de la province, le clan Chiba. D'après les renseignements qui sont parvenus jusqu'à notre époque, il aurait aussi été durant une brève période de sa vie, maître d'armes du Shogun ASHIKAGA Yoshimasa.


Après la disgrâce de la famille Chiba, et ayant compris que les guerres et les conflits ne pouvaient qu'entraîner la ruine de la noblesse, il se retira au temple de Katori, l'un des trois sanctuaires Shintô les plus révérés au Japon (les deux autres étant Kashima et Ise) sous le nom de ChoIsai Ienao.

Le temple de Katori était consacré à Futsunushi no Kami, une divinité tutélaire du monde martial, particulièrement importante pour tous les guerriers. Là, il menait de pair sa vie monastique et un entraînement rigoureux accompagné d'un enseignement à ses disciples. D'après la légende, un disciple eut l'idée saugrenue de laver le cheval de Ienao avec l'eau de la fontaine sacrée, réservée à la purification des fidèles. Le cheval en mourut. Comprenant la puissance de la divinité Shintô du temple, le maître Choisai Ienao se retira sur le mont Umeki, non loin du temple durant 1000 jours, pour prier, jeûner et s'entraîner.

C'est à la fin de cette ascèse que le maître, "inspiré par le dieu", définit la doctrine de son école. C'est pourquoi il fit précéder le nom de l'école par "TENSHIN SHODEN" ce qui peut être traduit par "transmission céleste véridique et fidèle".

De nombreuses autres légendes courent sur la vie de ce maître exceptionnel qui mourut, selon les informations détenues au temple, à l'âge de 102 ans en 1488. Pour l'époque, il s'agit véritablement d'une longévité exceptionnelle, quasi surnaturelle!

Lorsqu'on venait le défier, ce qui n'était pas rare dans un temple très fréquenté par des guerriers, il invitait d'abord le guerrier à discuter avec lui. Ses disciples étendaient alors une natte tressée sur des bambous nains. Le maître Choisai, savait s'y asseoir sans que les bambous ne plient sous son poids. Généralement le "challenger" comprenait que cet homme avait atteint un niveau bien supérieur au sien et renonçait spontanément à son projet de défi. Ensuite le maître lui exposait longuement qu'au lieu de rechercher la meilleure façon de tuer les autres, un guerrier doit apprendre à se comporter humainement, à améliorer son esprit.

D'ailleurs le maître interdisait à ses disciples de se battre et cela figure dans le KEPPAN, l'engagement d'entrée dans l'école, que l'on signait de son sang, à l’époque.

De nombreux pratiquants de haut niveau après avoir été formés au Katori, poursuivaient leur chemin à travers le Japon et finissaient par fonder des écoles qui devinrent célèbres.

Le Katori Shinto Ryu dans l'enseignement Aïkibudo


L'enseignement y est dispensé sous forme de KATA (suite de mouvements imposés) entre le professeur et l'élève. Chaque kata correspond à une leçon. Le professeur utilise toujours le sabre de bois (bokken), l'élève apprend à utiliser toutes les armes de l'école.
Le débutant apprend tout d'abord le maki uchi, sorte de frappe enroulée sur le bras, qu'il répètera un nombre incalculable de fois tout au long de sa pratique.
ll apprend également les positions fondamentales (kamae). Ensuite, il étudie un premier kata éducatif (ken no kata) qui lui permet de pratiquer les techniques des frappes élémentaires. Par la suite, il entame un long apprentissage de toutes les techniques de l'école. Durant les premières années, il va devoir insister sur le sabre (en ken-jutsu et en iai-jutsu) et s'initier simplement aux armes longues comme le bo et le naginata. Ce n'est qu'après le 1er dan qu'il devra compléter sa formation en maîtrisant également les armes longues et le rôle du professeur.
Le Kobudo se pratique en keikogi blanc jusqu'au 2ème kyu inclus. Une fois reçu à l'examen de 1er kyu, le pratiquant porte le hakama bleu nuit . A partir du 1er dan, il porte également une veste bleue.

Mon Katori Shinto Ryu Le Mon (emblème) de l'école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu, représente un bambou nain (sasa)